{"id":383,"date":"2024-12-30T17:33:47","date_gmt":"2024-12-30T14:33:47","guid":{"rendered":"https:\/\/drsabancelebi.com\/?p=383"},"modified":"2026-02-04T16:23:44","modified_gmt":"2026-02-04T13:23:44","slug":"syndrome-de-ronflement-et-dapnee-du-sommeil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/drsabancelebi.com\/fr\/syndrome-de-ronflement-et-dapnee-du-sommeil\/","title":{"rendered":"Syndrome de ronflement et d&rsquo;apn\u00e9e du sommeil"},"content":{"rendered":"<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_73 counter-flat ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Table des Mati\u00e8res<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"#\" data-href=\"https:\/\/drsabancelebi.com\/fr\/syndrome-de-ronflement-et-dapnee-du-sommeil\/#Activite_Cerebrale_Le_Sommeil_et_lEveil\" title=\"Activit\u00e9 C\u00e9r\u00e9brale : Le Sommeil et l\u2019\u00c9veil\">Activit\u00e9 C\u00e9r\u00e9brale : Le Sommeil et l\u2019\u00c9veil<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"#\" data-href=\"https:\/\/drsabancelebi.com\/fr\/syndrome-de-ronflement-et-dapnee-du-sommeil\/#Prevalence\" title=\"Pr\u00e9valence\">Pr\u00e9valence<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"#\" data-href=\"https:\/\/drsabancelebi.com\/fr\/syndrome-de-ronflement-et-dapnee-du-sommeil\/#Manifestations_Cliniques\" title=\"Manifestations Cliniques\">Manifestations Cliniques<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"#\" data-href=\"https:\/\/drsabancelebi.com\/fr\/syndrome-de-ronflement-et-dapnee-du-sommeil\/#Diagnostic\" title=\"Diagnostic\">Diagnostic<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"#\" data-href=\"https:\/\/drsabancelebi.com\/fr\/syndrome-de-ronflement-et-dapnee-du-sommeil\/#Traitement\" title=\"Traitement\">Traitement<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Activite_Cerebrale_Le_Sommeil_et_lEveil\"><\/span>Activit\u00e9 C\u00e9r\u00e9brale : Le Sommeil et l\u2019\u00c9veil<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>L\u2019activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale comporte deux phases distinctes\u00a0: l\u2019\u00e9tat de veille et l\u2019\u00e9tat de sommeil.<\/p>\n<p>Dans la classification des troubles du sommeil, on d\u00e9crit 4 grands groupes de maladies\u00a0:<\/p>\n<p><strong>Dissomnies\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Le patient a des difficult\u00e9s \u00e0 s\u2019endormir et \u00e0 maintenir son sommeil. Les troubles du sommeil primaires qui se manifestent par des plaintes d\u2019insomnie (manque de sommeil) ou d\u2019hypersomnie (tendance \u00e0 dormir excessivement) appartiennent \u00e0 ce groupe de pathologies. Les dissomnies, qui repr\u00e9sentent la majorit\u00e9 des troubles du sommeil, incluent le syndrome d\u2019apn\u00e9e obstructive du sommeil, le syndrome d\u2019apn\u00e9e centrale du sommeil et l\u2019hypoventilation alv\u00e9olaire centrale.<\/p>\n<p><strong>Parasomnies\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Les parasomnies sont des troubles de l\u2019\u00e9veil apparaissant durant le sommeil suite \u00e0 une activation du syst\u00e8me nerveux central. Le bruxisme (grincement des dents en dormant), le r\u00e9veil apr\u00e8s des cauchemars, l\u2019\u00e9nur\u00e9sie nocturne, le simple ronflement sans trouble respiratoire tel que l\u2019apn\u00e9e, ou les morts subites durant le sommeil (Sudden Death Syndrome) rel\u00e8vent de ce groupe de troubles.<\/p>\n<p><strong>Les troubles du sommeil li\u00e9s \u00e0 des maladies psychologiques, neurologiques ou autres affections m\u00e9dicales\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Ici, le trouble du sommeil est li\u00e9 \u00e0 une pathologie sous-jacente. Le probl\u00e8me de sommeil n\u2019est qu\u2019un des sympt\u00f4mes de cette pathologie. On retrouve dans ce groupe des affections comme la bronchopneumopathie chronique, les ulc\u00e8res gastriques, le reflux gastro-\u0153sophagien (RGO), la maladie de Parkinson, la d\u00e9mence, la d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019alcool et les troubles anxieux.<\/p>\n<p><strong>Les troubles du sommeil possibles\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Ce groupe comprend les perturbations du sommeil non forc\u00e9ment pathologiques, comme dormir trop ou insuffisamment, pour lesquelles on ne dispose pas de suffisamment d\u2019informations afin de les consid\u00e9rer comme une v\u00e9ritable pathologie.<\/p>\n<p>Avec l\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral et socio-\u00e9conomique de la soci\u00e9t\u00e9, on observe une hausse du nombre de patients consultant leur m\u00e9decin pour des plaintes de ronflement et d\u2019arr\u00eat respiratoire (apn\u00e9e) durant le sommeil. Gr\u00e2ce aux progr\u00e8s dans la compr\u00e9hension de la physiologie et des troubles du sommeil, le ronflement et le syndrome d\u2019apn\u00e9e obstructive du sommeil, li\u00e9 \u00e0 une obstruction des voies respiratoires, sont devenus des diagnostics fr\u00e9quents.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9finitions\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ronflement\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Sommeil sonore provoqu\u00e9 par une obstruction partielle des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures.<\/p>\n<p><strong>Apn\u00e9e\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Arr\u00eat de la respiration nasale et buccale pendant une dur\u00e9e d\u2019au moins 10 secondes.<\/p>\n<p><strong>Indice d\u2019Apn\u00e9e\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Nombre d\u2019apn\u00e9es observ\u00e9es par heure de sommeil.<\/p>\n<p><strong>Hypopn\u00e9e\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Diminution du flux respiratoire de 30 \u00e0 50\u00a0% pendant plus de 10 secondes. On le d\u00e9finit aussi par la r\u00e9duction de l\u2019activit\u00e9 respiratoire ou la baisse de la saturation en oxyg\u00e8ne (SaO<sub>2<\/sub>) dans le sang.<\/p>\n<p><strong>RDI (Respiratory Disturbance Index)\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019indice RDI correspond \u00e0 la somme, sur une heure, des apn\u00e9es et des hypopn\u00e9es.<\/p>\n<p>En ORL, les troubles du sommeil qui nous concernent sont le ronflement simple, le syndrome de r\u00e9sistance (ou de \u00ab\u00a0r\u00e9sistance\u00a0\u00bb) des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures et le syndrome d\u2019apn\u00e9e obstructive du sommeil.<\/p>\n<p><strong>Ronflement simple\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>RDI &lt; 5,<\/li>\n<li>La saturation en oxyg\u00e8ne (SaO<sub>2<\/sub>) se maintient toujours au-dessus de 90\u00a0% pendant le sommeil,<\/li>\n<li>La pression mesur\u00e9e dans l\u2019\u0153sophage ne descend pas en dessous de \u201310\u00a0cm d\u2019eau lors de l\u2019inspiration.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Syndrome de r\u00e9sistance (ou de r\u00e9sistance) des voies respiratoires sup\u00e9rieures\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>RDI &lt; 5 par heure,<\/li>\n<li>Une saturation en oxyg\u00e8ne se maintenant au-dessus de 90\u00a0% en sommeil,<\/li>\n<li>Une pression \u0153sophagienne mesur\u00e9e inf\u00e9rieure \u00e0 \u201310\u00a0cm H<sub>2<\/sub>O.<\/li>\n<li>Chez ces patients, en plus du ronflement, on retrouve des p\u00e9riodes de micro-r\u00e9veils et une augmentation de l\u2019activit\u00e9 \u00e9lectrique du diaphragme.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Le syndrome d\u2019apn\u00e9e obstructive du sommeil (SAOS)\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>RDI &gt; 5,<\/li>\n<li>Une saturation en oxyg\u00e8ne inf\u00e9rieure \u00e0 90\u00a0%.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Classification du SAOS selon l\u2019indice d\u2019apn\u00e9e (arr\u00eat complet du souffle)<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Entre 5 et 20\u00a0: apn\u00e9e l\u00e9g\u00e8re<br \/>\nEntre 20 et 40\u00a0: apn\u00e9e mod\u00e9r\u00e9e<br \/>\nAu-del\u00e0 de 40\u00a0: apn\u00e9e s\u00e9v\u00e8re<\/p>\n<p>Cependant, comme l\u2019hypopn\u00e9e (baisse partielle du flux respiratoire) joue aussi un r\u00f4le majeur, il est plus significatif d\u2019utiliser l\u2019indice RDI (apn\u00e9es + hypopn\u00e9es\/h) pour la classification\u00a0:<\/p>\n<p>RDI 5-30\u00a0: forme l\u00e9g\u00e8re<br \/>\nRDI 30-50\u00a0: forme mod\u00e9r\u00e9e<br \/>\nRDI &gt; 50\u00a0: forme s\u00e9v\u00e8re d\u2019apn\u00e9e du sommeil<\/p>\n<p>Si la saturation en oxyg\u00e8ne (SaO<sub>2<\/sub>) tombe en dessous de 85\u00a0%, on consid\u00e8re cela comme un niveau moyen d\u2019hypoxie, et en dessous de 60\u00a0%, on parle d\u2019un \u00e9tat s\u00e9v\u00e8re.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Prevalence\"><\/span>Pr\u00e9valence<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Les recherches sur le sommeil ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le ronflement et l\u2019apn\u00e9e du sommeil sont plus r\u00e9pandus qu\u2019on ne le pensait. Il est courant qu\u2019un ronflement qualifi\u00e9 de \u00ab\u00a0simple\u00a0\u00bb s\u2019av\u00e8re en r\u00e9alit\u00e9 \u00eatre une forme d\u2019apn\u00e9e du sommeil l\u00e9g\u00e8re. Une \u00e9tude en Italie a montr\u00e9 que 24\u00a0% des hommes et 14\u00a0% des femmes ronflaient. Chez les hommes de moins de 30 ans, ce taux est de 10\u00a0%, mais il s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 60\u00a0% chez ceux de plus de 60 ans.<\/p>\n<p>Un lien entre exc\u00e8s de poids et ronflement a \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence : chez les personnes pesant 15\u00a0% au-dessus de leur poids \u00ab\u00a0id\u00e9al\u00a0\u00bb, le risque de ronflement et d\u2019apn\u00e9e s\u2019accro\u00eet. Aux \u00c9tats-Unis, dans la tranche d\u2019\u00e2ge 30-60 ans, 24\u00a0% des hommes et 9\u00a0% des femmes ont un indice d\u2019apn\u00e9e (IA) d\u2019au moins 5 (ce qui signifie une pathologie d\u2019apn\u00e9e du sommeil). Alors que les formes l\u00e9g\u00e8res d\u2019apn\u00e9e du sommeil sont assez fr\u00e9quentes, les formes mod\u00e9r\u00e9es et s\u00e9v\u00e8res sont moins courantes. L\u2019apn\u00e9e obstructive du sommeil de degr\u00e9 moyen concerne environ 2\u00a0% des hommes adultes, et dans la tranche 35-60 ans, la forme s\u00e9v\u00e8re toucherait 0,3\u00a0% des hommes.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Manifestations_Cliniques\"><\/span>Manifestations Cliniques<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Selon la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie, les patients peuvent souffrir de somnolence diurne. Malgr\u00e9 un temps de sommeil nocturne suffisant, ils \u00e9prouvent de la fatigue dans la journ\u00e9e. Leur sommeil n\u2019\u00e9tant pas r\u00e9parateur, ils se r\u00e9veillent fatigu\u00e9s. Lorsqu\u2019ils ont un IA ou RDI tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, ils risquent m\u00eame de s\u2019assoupir en parlant ou au volant. Un mal de t\u00eate, notablement pr\u00e9sent au r\u00e9veil puis s\u2019att\u00e9nuant au cours de la journ\u00e9e, est rapport\u00e9 par 20\u00a0% des patients. On retrouve aussi des probl\u00e8mes de m\u00e9moire, une baisse de l\u2019attention et de la concentration tout au long de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Les personnes souffrant d\u2019apn\u00e9e du sommeil ont 2 \u00e0 7 fois plus de probabilit\u00e9 d\u2019\u00eatre impliqu\u00e9es dans un accident de la route que les individus au sommeil normal.<\/p>\n<p>Le principal sympt\u00f4me qui am\u00e8ne les patients \u00e0 consulter demeure le ronflement. L\u2019interview du partenaire est cruciale pour obtenir une anamn\u00e8se fiable.<\/p>\n<p>Un sommeil de mauvaise qualit\u00e9 favorise l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, l\u2019agressivit\u00e9 et la d\u00e9pression, et entra\u00eene une diminution des capacit\u00e9s cognitives. Les dysfonctions sexuelles sont fr\u00e9quentes dans le SAOS, dues \u00e0 la fatigue, \u00e0 la baisse de libido, \u00e0 des troubles psychiques et aux perturbations hormonales induites par la privation de sommeil.<\/p>\n<p>Les r\u00e9veils nocturnes pour uriner sont courants chez les patients apn\u00e9iques. Chez l\u2019enfant, l\u2019hypercapnie (taux \u00e9lev\u00e9 de CO<sub>2<\/sub> dans le sang) peut entra\u00eener des troubles de la contraction v\u00e9sicale et une incontinence urinaire, tandis que chez l\u2019adulte, elle cause des mictions fr\u00e9quentes la nuit.<\/p>\n<p>Les alt\u00e9rations du m\u00e9tabolisme des lipides sont fr\u00e9quentes, ce qui favorise la prise de poids. \u00c0 mesure que l\u2019embonpoint progresse, les d\u00e9sordres m\u00e9taboliques se creusent et il est de plus en plus dur de maigrir. La transpiration nocturne marqu\u00e9e au niveau du thorax et de la nuque est un autre signe courant.<\/p>\n<p>Le reflux gastro-\u0153sophagien (RGO) se constate fr\u00e9quemment dans ces troubles respiratoires du sommeil. Apr\u00e8s traitement du reflux, on observe parfois une am\u00e9lioration de 30\u00a0% des indices d\u2019apn\u00e9e en polysomnographie.<\/p>\n<p>En outre, l\u2019apn\u00e9e du sommeil est souvent associ\u00e9e \u00e0 l\u2019hypertension art\u00e9rielle, l\u2019hypertension pulmonaire, les arythmies cardiaques, les pathologies coronariennes et l\u2019AVC. Le risque de mortalit\u00e9 est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 lorsque l\u2019IA d\u00e9passe 20. Un traitement pr\u00e9coce est donc fondamental.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Diagnostic\"><\/span>Diagnostic<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Le syndrome d\u2019apn\u00e9e du sommeil est complexe et affecte de multiples organes et syst\u00e8mes. Les principales approches diagnostiques sont\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Examen physique g\u00e9n\u00e9ral<\/li>\n<li>Examen ORL<\/li>\n<li>Exploration des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures par fibroscopie nasale ou nasopharyngolaryng\u00e9e<\/li>\n<li>Techniques d\u2019imagerie (tomodensitom\u00e9trie, IRM, mesures c\u00e9phalom\u00e9triques d\u2019analyse du squelette facial et de la cavit\u00e9 pharyng\u00e9e)<\/li>\n<li>Polysomnographie (\u00e9tude du sommeil), le test de r\u00e9f\u00e9rence pour le diagnostic de l\u2019apn\u00e9e du sommeil.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>1. Examen physique g\u00e9n\u00e9ral\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Le SAOS est une pathologie complexe pouvant avoir diverses causes. Ainsi, un examen se limitant aux voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures serait insuffisant pour planifier diagnostic et traitement. Le m\u00e9decin doit questionner le patient sur sa consommation d\u2019alcool, sa prise de poids r\u00e9cente, son statut m\u00e9tabolique (diab\u00e8te, dysfonction thyro\u00efdienne) et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, des examens biochimiques peuvent \u00eatre requis. On doit aussi \u00e9valuer l\u2019impact du stress et un possible \u00e9tat d\u00e9pressif, ainsi que la consommation de s\u00e9datifs. L\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral (ob\u00e9sit\u00e9, r\u00e9trognathie, troubles du maxillaire) et la localisation de l\u2019obstruction respiratoire influencent la prise en charge th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>De nombreuses \u00e9tudes ont \u00e9tabli un lien entre l\u2019hypertension et l\u2019apn\u00e9e du sommeil. Les hormones qui \u00e9l\u00e8vent la pression art\u00e9rielle sont s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es en quantit\u00e9 plus importante, entra\u00eenant une hypertension persistante tout au long de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Mesure de la taille, du poids et du tour de cou\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Chez le patient suspect de SAOS, il convient de relever sa taille, son poids et son tour de cou.<\/p>\n<ul>\n<li>Un tour de cou de plus de 43,18\u00a0cm (17\u00a0pouces) chez l\u2019homme est un facteur de risque. Dans ce groupe, 30\u00a0% ont un SAOS.<\/li>\n<li>La valeur seuil pour les femmes est 38,10\u00a0cm (15\u00a0pouces).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le calcul de l\u2019indice de masse corporelle (IMC=kg\/m<sup>2<\/sup>) est la m\u00e9thode la plus simple pour \u00e9valuer la relation entre le poids et la taille. Pour les adultes de plus de 20 ans, l\u2019IMC moyen est de 25,5\u00a0kg\/m\u00b2. Chez l\u2019homme, un IMC &gt; 27,8 et chez la femme &gt; 27,3 est class\u00e9 comme ob\u00e9sit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>2. Examen ORL\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Les voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures comprennent un squelette osseux et cartilagineux solide, depuis le nez et les l\u00e8vres jusqu\u2019au larynx. Chez les patients pr\u00e9sentant un soup\u00e7on de SAOS, il faut entreprendre un examen ORL pr\u00e9cis. Bien s\u00fbr, l\u2019examen ne s\u2019effectue pas en sommeil, il ne permet donc pas de poser un diagnostic ferme de SAOS, mais aide \u00e0 localiser les sites d\u2019obstruction ou de collapsus.<\/p>\n<p><strong>Structure du squelette facial\u00a0:<\/strong><br \/>\nOn d\u00e9bute par l\u2019\u00e9valuation grossi\u00e8re du maxillaire sup\u00e9rieur, de la mandibule et de l\u2019occlusion dentaire. En cas de suspicion d\u2019anomalie du squelette facial, une analyse c\u00e9phalom\u00e9trique est r\u00e9alis\u00e9e.<\/p>\n<p>Un d\u00e9ficit de d\u00e9veloppement du maxillaire sup\u00e9rieur et\/ou un recul (retrognathie) de la m\u00e2choire inf\u00e9rieure (mandibule) entra\u00eenent un d\u00e9placement arri\u00e8re de la langue et des tissus mous, provoquant une obstruction au niveau de l\u2019oropharynx ou de la base de la langue.<\/p>\n<p><strong>Examen du nez\u00a0:<\/strong><br \/>\nLes pathologies endonasales (d\u00e9viation de la cloison, hypertrophie des cornets, etc.) peuvent non seulement g\u00e9n\u00e9rer une obstruction nasale, mais aussi, en augmentant la r\u00e9sistance nasale, majorer la pression n\u00e9gative dans la gorge et aggraver la chute des tissus. Par ailleurs, la mise en place d\u2019une PPC (pression positive continue, ou CPAP) durant la nuit requiert une bonne anatomie nasale ou la correction des anomalies pour un r\u00e9sultat optimal. L\u2019examen endonasal concerne la charpente osseuse et cartilagineuse du nez (septum, cornets) qu\u2019on inspecte au besoin via endoscope souple ou rigide.<\/p>\n<p><strong>Examen de la bouche et de la gorge\u00a0:<\/strong><br \/>\nChez le sujet apn\u00e9ique, les structures situ\u00e9es derri\u00e8re le voile du palais et la base de la langue, doivent \u00eatre examin\u00e9es soigneusement. Le choix des techniques chirurgicales dans le traitement du SAOS d\u00e9pend de la configuration de ces r\u00e9gions, qui sont elles-m\u00eames form\u00e9es de tissus osseux et mous.<\/p>\n<p>L\u2019examen buccal commence par l\u2019\u00e9valuation de la langue (taille, position). On compare la hauteur de la langue et sa projection par rapport au plan occlusal (celui des dents). Une langue au-dessus du plan occlusal t\u00e9moigne d\u2019une macroglossie. On emploie souvent la classification de Mallampati pour estimer l\u2019obstruction oropharyng\u00e9e. On inspecte \u00e9galement le voile du palais, les amygdales, la luette et la paroi pharyng\u00e9e post\u00e9rieure. Le voile mou peut se pr\u00e9senter sous diverses formes\u00a0: bas, \u00e9pais, bifide, ou proche de la paroi arri\u00e8re. La luette est consid\u00e9r\u00e9e comme allong\u00e9e si elle d\u00e9passe 1\u00a0cm.<\/p>\n<p>La taille des amygdales est primordiale. Les amygdales palatines peuvent partiellement ou enti\u00e8rement obstruer l\u2019oropharynx et contribuer ainsi aux ronflements et apn\u00e9es. L\u2019examen doit aussi porter une attention particuli\u00e8re \u00e0 la protrusion amygdalienne dans la gorge. L\u2019hypopharynx et la racine de la langue (base de la langue) peuvent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s au mieux avec une fibroscopie nasopharyngolaryng\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>3. Fibroscopie flexible nasopharyngolaryng\u00e9e\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Elle constitue une \u00e9tape majeure de l\u2019\u00e9valuation. Le patient gardant la bouche l\u00e9g\u00e8rement ouverte en posture naturelle, on introduit un endoscope flexible par le nez pour explorer la r\u00e9gion du palais et de la base de la langue.<\/p>\n<p>Le point essentiel est la man\u0153uvre de M\u00fcller qui, apr\u00e8s l\u2019inspection du nez, du rhinopharynx, de l\u2019oropharynx et de l\u2019hypopharynx, permet d\u2019observer les sites d\u2019affaissement et de blocage dus \u00e0 une pression n\u00e9gative et d\u2019en \u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9. Avec l\u2019endoscope positionn\u00e9 dans le nasopharynx, on ferme les narines et on demande au patient de fermer la bouche puis de d\u00e9glutir ou de faire un mouvement de succion. Cette man\u0153uvre permet d\u2019\u00e9valuer la fermeture du voile du palais et de la base de la langue. En avan\u00e7ant la mandibule, on \u00e9tudie aussi les modifications de la base de la langue. L\u2019affaissement peut varier selon la position du patient et au cours du sommeil.<\/p>\n<p><strong>4. Imagerie Radiologique\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Pour l\u2019\u00e9tude c\u00e9phalom\u00e9trique, on recourt \u00e0 des radios standards (profil) et au scanner (CT) ou IRM. Toutefois, dans le SAOS, on n\u2019emploie la TDM et l\u2019IRM qu\u2019\u00e0 des fins de recherche et d\u2019exploration approfondie. L\u2019analyse c\u00e9phalom\u00e9trique standard (profil) est un clich\u00e9 lat\u00e9ral utilis\u00e9 pour mesurer la structure des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures, des maxillaires et des tissus mous. Elle doit \u00eatre prise t\u00eate fixe, en fin d\u2019expiration, car la position respiratoire fait varier la g\u00e9om\u00e9trie pharyng\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>5. Test d\u2019Analyse du Sommeil (Polysomnographie)\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Tandis que les examens ORL pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9crits informent sur la localisation de l\u2019obstruction, l\u2019analyse du sommeil (polysomnographie) est indispensable pour poser un diagnostic formel de SAOS. Sans polysomnographie, on ne peut l\u2019affirmer. Il existe quatre niveaux d\u2019enregistrement\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Niveau 1<\/strong>, dit gold standard pour diagnostiquer le SAOS, enregistre l\u2019EEG (\u00e9lectroenc\u00e9phalogramme), l\u2019\u00e9lectroolfactogramme, l\u2019EMG (\u00e9lectromyogramme), les mouvements thoraciques et abdominaux, le flux a\u00e9rien nasal et\/ou buccal, la saturation en oxyg\u00e8ne (oxym\u00e9trie), l\u2019ECG et la position du patient. Les stades du sommeil, les mouvements des extr\u00e9mit\u00e9s, les arythmies cardiaques, les \u00e9pisodes d\u2019apn\u00e9e centrale et obstructive, et l\u2019ampleur de la d\u00e9saturation sont examin\u00e9s. L\u2019inconv\u00e9nient est la n\u00e9cessit\u00e9 de passer la nuit \u00e0 l\u2019h\u00f4pital et de disposer d\u2019une infrastructure et de personnel form\u00e9. Cependant, gr\u00e2ce aux nouveaux logiciels, l\u2019analyse des donn\u00e9es est facilit\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Niveau 2<\/strong>, r\u00e9alis\u00e9 hors de l\u2019h\u00f4pital mais incluant tous les param\u00e8tres, pr\u00e9sente l\u2019avantage d\u2019un environnement plus naturel et d\u2019un co\u00fbt moindre. Le probl\u00e8me est la perte possible de donn\u00e9es si l\u2019appareillage est mal positionn\u00e9 ou si l\u2019enregistrement s\u2019interrompt.<\/li>\n<li><strong>Niveau 3<\/strong>, le patient effectue lui-m\u00eame l\u2019examen \u00e0 domicile, mais on ne contr\u00f4le qu\u2019un nombre limit\u00e9 de param\u00e8tres (apn\u00e9es centrales\/obstructives, saturation O<sub>2<\/sub>, brady\/tachycardie, changements de position). Les stades de sommeil et l\u2019analyse d\u2019arythmies sont incomplets, d\u2019o\u00f9 une port\u00e9e limit\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Niveau 4<\/strong>, o\u00f9 on ne surveille qu\u20191 \u00e0 2 param\u00e8tres (pouls et SaO<sub>2<\/sub>, par exemple). Malgr\u00e9 son co\u00fbt faible, cette m\u00e9thode risque de ne pas d\u00e9pister de nombreux cas l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Un enregistrement nocturne de 3-4 heures incluant sommeil REM et NREM suffit pour diagnostiquer le SAOS. Durant le sommeil paradoxal (REM), le pharynx est atonique, tandis que dans le NREM, la tonicit\u00e9 diminue (hypotonie). Ainsi, le collapsus des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures est plus prononc\u00e9 en REM. Les enregistrements qui ne comportent pas de phase REM doivent \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9s. La polysomnographie est un test assez fiable. Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que la r\u00e9alisation sur deux ou trois nuits successives ne modifie pas le diagnostic, sauf de l\u00e9g\u00e8res variations du RDI. On recommande n\u00e9anmoins de le r\u00e9p\u00e9ter 2 ou 3 fois pour \u00eatre s\u00fbr du diagnostic.<\/p>\n<h2><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Traitement\"><\/span>Traitement<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p>Chez les personnes atteintes de ronflement ou de SAOS, la prise en charge diff\u00e8re suivant la gravit\u00e9 et la localisation de l\u2019obstruction. Les m\u00e9thodes de traitement se r\u00e9partissent en\u00a0:<\/p>\n<p><strong>A) Mesures G\u00e9n\u00e9rales<\/strong><\/p>\n<p><strong>B) Traitements Sp\u00e9cifiques<\/strong>:<\/p>\n<ul>\n<li>M\u00e9dicaments<\/li>\n<li>CPAP (Continuous Positive Air Pressure)<\/li>\n<li>Orth\u00e8ses buccales-nasales<\/li>\n<li>Traitement chirurgical\u00a0:\n<ul>\n<li>Chirurgie du voile du palais (r\u00e9gion r\u00e9tropalatale)<\/li>\n<li>Chirurgie de la base de la langue (r\u00e9gion r\u00e9tro-linguale)<\/li>\n<li>Chirurgie nasale<\/li>\n<li>Trach\u00e9otomie<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>A) Mesures G\u00e9n\u00e9rales\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>En premier lieu, la perte de poids est cruciale. La plupart des patients pr\u00e9sentant un ronflement ou un SAOS sont au-del\u00e0 de leur poids \u00ab\u00a0id\u00e9al\u00a0\u00bb. Il ne s\u2019agit pas seulement de faire un r\u00e9gime, mais \u00e9galement d\u2019augmenter l\u2019activit\u00e9 physique et d\u2019adopter un mode de vie sain. Sans quoi, les anciens probl\u00e8mes reviendront d\u00e8s l\u2019arr\u00eat du r\u00e9gime. On peut recourir \u00e0 l\u2019aide de di\u00e9t\u00e9ticiens pour les cas d\u2019ob\u00e9sit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re. La perte de poids ne r\u00e9sout pas toujours enti\u00e8rement les apn\u00e9es, mais reste une \u00e9tape primordiale. Les patients normo-pond\u00e9r\u00e9s doivent \u00e9voquer une anomalie du squelette facial comme cause potentielle.<\/p>\n<p>L\u2019alcool et les s\u00e9datifs aggravent le ronflement et le SAOS. Il faut conseiller aux patients d\u2019\u00e9viter la prise d\u2019alcool, et de limiter ou de stopper les tranquillisants. Concernant la position de sommeil, on sait que la position sur le dos (d\u00e9cubitus dorsal) augmente souvent les sympt\u00f4mes (les proches l\u2019observent). On recommande donc de dormir sur le c\u00f4t\u00e9. Certaines astuces (coudre une balle de tennis au dos du pyjama) sont utiles. Les pathologies associ\u00e9es (hypothyro\u00efdie, acrom\u00e9galie, allergies nasales) doivent \u00eatre recherch\u00e9es et trait\u00e9es. Les obstructions nasales dues \u00e0 des facteurs allergiques ou vasomoteurs doivent \u00eatre ma\u00eetris\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>B) Traitements Sp\u00e9cifiques<\/strong><\/p>\n<p><strong>1) M\u00e9dicaments (Agents M\u00e9dicamenteux)<\/strong><\/p>\n<p>Plusieurs mol\u00e9cules comme l\u2019ac\u00e9tazolamide, la th\u00e9ophylline, la buspirone, le m\u00e9droxyprogest\u00e9rone, la nicotine et la protriptyline ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9es dans le ronflement et l\u2019apn\u00e9e du sommeil, mais \u00e0 cause de leurs effets secondaires, elles ne sont pas envisageables \u00e0 long terme. Certains patients qui ne peuvent pas subir d\u2019intervention chirurgicale ou qui ne tol\u00e8rent pas la CPAP, s\u2019ils pr\u00e9sentent une apn\u00e9e l\u00e9g\u00e8re, peuvent prendre de la th\u00e9ophylline. On a constat\u00e9 que seule l\u2019ac\u00e9tazolamide baisse l\u2019indice d\u2019hypopn\u00e9es, mais elle n\u2019am\u00e9liore pas les sympt\u00f4mes de fa\u00e7on significative et n\u2019est pas toujours bien tol\u00e9r\u00e9e. La protriptyline contribuerait \u00e0 am\u00e9liorer les sympt\u00f4mes, sans pour autant modifier l\u2019indice d\u2019apn\u00e9e.<\/p>\n<p>De m\u00eame, de nouveaux produits \u00e0 base de composants v\u00e9g\u00e9taux diminuant la tension superficielle ont fait leur apparition pour combattre le ronflement en \u00ab\u00a0lubrifiant\u00a0\u00bb la r\u00e9gion pharyng\u00e9e et r\u00e9duire le bruit. Ils peuvent aider les ronfleurs simples, mais n\u2019ont pas d\u2019impact r\u00e9el sur l\u2019apn\u00e9e du sommeil.<\/p>\n<p><strong>2) CPAP (Continuous Positive Air Pressure)<\/strong><\/p>\n<p>La CPAP est une alternative non chirurgicale dans le SAOS. Chez les patients apn\u00e9iques, surtout en phase REM, la pression n\u00e9gative dans les voies a\u00e9riennes fait s\u2019effondrer les tissus. Avec la CPAP, une machine fournit une pression positive pour compenser cette pression n\u00e9gative et maintenir la perm\u00e9abilit\u00e9 des voies a\u00e9riennes. Elle est indiqu\u00e9e pour les patients qui refusent la chirurgie, qui n\u2019en ont pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 ou qui ne peuvent pas la subir. Elle peut aussi \u00eatre utilis\u00e9e \u00e0 titre transitoire en attente d\u2019une chirurgie. Le niveau de pression n\u00e9cessaire pour supprimer l\u2019apn\u00e9e est d\u00e9termin\u00e9 lors d\u2019une nuit de polysomnographie, en augmentant progressivement la pression depuis 4\u00a0cm H2O. Les patients souffrant d\u2019une bronchopneumopathie chronique obstructive peuvent n\u00e9cessiter un apport suppl\u00e9mentaire d\u2019oxyg\u00e8ne. L\u2019adh\u00e9rence du patient demeure le principal obstacle. Une utilisation chaque nuit peut irriter la muqueuse nasale (\u0153d\u00e8mes, saignements). Ainsi, on retrouve un taux d\u2019observance de 60 \u00e0 80\u00a0%. Chez certains, la chirurgie nasale pr\u00e9alable est recommand\u00e9e pour optimaliser la tol\u00e9rance de la CPAP.<\/p>\n<p><strong>3) Orth\u00e8ses Intra-orales et Nasales<\/strong><\/p>\n<p>On trouve depuis quelques ann\u00e9es de nombreux appareils dentaires. On distingue ceux qui avancent la langue (stabilisateur lingual) et ceux qui avancent la mandibule. En avan\u00e7ant la m\u00e2choire inf\u00e9rieure, on \u00e9largit la dimension du pharynx, et en tirant la langue en avant, on lib\u00e8re la base de la langue, le voile, etc. Selon certaines \u00e9tudes, de 73 \u00e0 100\u00a0% des ronfleurs simples (sans apn\u00e9e) obtiennent une am\u00e9lioration. En revanche, dans l\u2019apn\u00e9e du sommeil, cette approche ne profite qu\u2019aux cas l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s. Cependant, l\u2019hypersalivation, la s\u00e9cheresse buccale, voire des probl\u00e8mes d\u2019articulations temporo-mandibulaires ou un d\u00e9placement dentaire \u00e0 long terme limitent cette solution. De plus, en pr\u00e9sence d\u2019un palais trop profond, d\u2019amygdales hypertrophi\u00e9es ou d\u2019une grosse langue, leur port est difficile. En cas de malocclusion importante, le succ\u00e8s est moindre. Ainsi, d\u2019autres solutions doivent \u00eatre envisag\u00e9es pour certains patients.<\/p>\n<p>On propose aussi dans certains cas de ronflement simple des dispositifs d\u2019\u00e9cartement nasal pour am\u00e9liorer le flux d\u2019air. Dans une obstruction nasale isol\u00e9e, cela peut \u00eatre efficace, mais n\u2019a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat dans l\u2019apn\u00e9e s\u00e9v\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>4) Chirurgie<\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9cision d\u2019une approche chirurgicale chez les patients qui ronflent ou pr\u00e9sentant un SAOS d\u00e9pend de multiples crit\u00e8res. Les sympt\u00f4mes vont d\u2019un simple ronflement \u00e0 un tableau grave avec hypertension pulmonaire. La zone d\u2019obstruction peut porter sur un seul site ou sur plusieurs. L\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral et les autres comorbidit\u00e9s du patient sont aussi \u00e0 consid\u00e9rer pour l\u2019indication chirurgicale.<\/p>\n<p>Diverses techniques chirurgicales sont d\u00e9crites, et les facteurs incitant \u00e0 l\u2019op\u00e9ration sont\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Un RDI &gt; 20<\/li>\n<li>Une saturation en O<sub>2<\/sub> &lt; 90\u00a0%<\/li>\n<li>Une somnolence diurne alt\u00e9rant la vie quotidienne<\/li>\n<li>Une arythmie cardiaque marqu\u00e9e<\/li>\n<li>Un probl\u00e8me anatomique \u00e9vident<\/li>\n<li>L\u2019\u00e9chec d\u2019autres m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques<\/li>\n<li>Absence de contre-indication m\u00e9dicale \u00e0 la chirurgie<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Activit\u00e9 C\u00e9r\u00e9brale : Le Sommeil et l\u2019\u00c9veil L\u2019activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale comporte deux phases distinctes\u00a0: l\u2019\u00e9tat de veille et l\u2019\u00e9tat de sommeil. 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